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Paris, le 03 juillet 2026 - Les données du deuxième trimestre 2026 issues du Registre du commerce et des sociétés (RCS), tenu par les greffes des tribunaux de commerce et diffusées par Infogreffe, mettent en évidence une évolution marquante du tissu entrepreneurial français.Si les créations d’entreprises restent orientées à la hausse avec 166 046 immatriculations, en progression de 5,4 % sur un an, cette dynamique est largement contrebalancée par l’accélération des sorties du registre, en hausse de 66,8 %. Le solde net entre créations et radiations est ainsi ramené à 22 181 entreprises, contre plus de 71 000 un an plus tôt, soit une division par plus de trois en un an. Les radiations atteignent un niveau inéditEntre avril et juin 2026, 143 865 entreprises ont été radiées du Registre du commerce et des sociétés, soit 66,8 % de plus qu'au deuxième trimestre 2025. Le solde entre les immatriculations et les radiations tombe ainsi à 22 181 entreprises, contre plus de 71 000 un an auparavant. En douze mois, le solde net du tissu entrepreneurial a donc été divisé par plus de trois.Cette hausse s'explique principalement par les radiations d'office, dont le nombre a progressé de 206,6 %. Elles représentent désormais près d'une radiation sur deux (soit 47,2 % des radiations dont le motif est renseigné). Les radiations consécutives à une procédure collective augmentent également de 20,2 %, tandis que les radiations volontaires progressent de 13,7 %.Les commerçants et entreprises individuelles immatriculés au RCS concentrent 51,8 % des radiations, avec 74 479 entreprises radiées, soit une augmentation de 187,4 % en un an.Cette dynamique se reflète également dans les territoires. Plusieurs régions enregistrent un solde négatif entre créations et radiations au cours du trimestre, notamment la Martinique (-1 054 entreprises nettes), les Pays de la Loire (-332), les Hauts-de-France (-216) et la Nouvelle-Aquitaine (-173). À l’inverse, certaines régions restent proches de l’équilibre ou légèrement positives, à l’image de la Provence-Alpes-Côte d’Azur (-56). Les créations restent orientées à la hausseMalgré ce contexte, les créations d'entreprises demeurent orientées à la hausse avec 166 046 immatriculations, en progression de 5,4 %, portant le nombre d'entreprises actives à 7,49 millions, soit 3,5 % de plus qu'il y a un an. Cette croissance reste toutefois concentrée sur certains territoires. L'Île-de-France enregistre 49 643 créations, en hausse de 8,4 %, tandis que la Nouvelle-Aquitaine (+0,5 %) ou les Hauts-de-France (+1,1 %) affichent une progression beaucoup plus limitée.Sur le plan sectoriel, les créations sont portées par l'information-communication, où elles progressent de 41,7 %, ainsi que par les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+22,6 %). À l'inverse, elles reculent de 17,2 % dans l'hébergement-restauration, de 12,1 % dans les activités financières et de 2,5 % dans la construction comme dans les activités immobilières.Le secteur du transport concentre les principales fragilitésLes transports et l'entreposage apparaissent comme le secteur le plus exposé de ce deuxième trimestre.Les radiations y augmentent de 261,7 %, pour atteindre 25 181 entreprises, alors que 15 959 entreprises seulement y ont été créées. Le secteur affiche ainsi un déficit net de 9 222 entreprises, le plus important observé parmi l'ensemble des activités économiques.Le secteur du commerce enregistre également davantage de sorties que d'entrées, avec un déficit de 3 085 entreprises, malgré une hausse des créations de 4,6 %. Celui de la construction présente un solde négatif de 1 474 entreprises, tandis que l'hébergement-restauration affiche un déficit net de de 695 entreprises.À l’inverse, l’information-communication et les activités spécialisées, scientifiques et techniques conservent un solde positif, portées par des créations en forte hausse (+41,7 % et +22,6 %), malgré une progression des radiations de +61,2 % et +41,5 % dans ces 2 secteurs, le volume d’immatriculation demeure supérieur à celui des radiations.Les redressements judiciaires poursuivent leur progression Les procédures collectives demeurent orientées à la hausse avec 16 474 ouvertures, soit une progression de 4 % sur un an.Si les liquidations judiciaires restent majoritaires, elles diminuent légèrement de 1,5 %. En revanche, les redressements judiciaires progressent de 17,2 %, confirmant une évolution déjà observée au trimestre précédent. Les procédures de sauvegarde augmentent également de 8,4 %.Cette évolution confirme la progression des redressements judiciaires, sans permettre à ce stade de déterminer si elle traduit un recours plus précoce aux dispositifs de traitement des difficultés ou une aggravation durable de la situation des entreprises concernées. Des signaux contrastés sur les difficultés financièresLes injonctions de payer diminuent de 19,7 %, poursuivant la tendance observée au trimestre précédent. Cette baisse est générale, notamment dans les transports, où elles reculent de 43,7 %, dans l'hébergement-restauration (-32,5 %) ou encore dans l'information-communication (-31,5 %). Cette évolution ne traduit toutefois pas nécessairement une amélioration de la situation financière des entreprises.Les indicateurs liés aux créanciers publics présentent un tableau plus nuancé. Les inscriptions de privilèges du Trésor progressent de 9,2 %, tandis que celles de la Sécurité sociale diminuent de 41,2 %. Le montant moyen des créances recule également dans les deux cas.Attractivité des territoires et conformité : des tendances qui se confirmentLes transferts de sièges sociaux confirment des écarts d'attractivité entre les territoires, avec un solde positif en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+208), en Nouvelle-Aquitaine (+164), en Bretagne (+102) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+78), tandis que l’Île-de-France affiche le déficit le plus marqué (-548), avec 1 208 départs pour 660 arrivées. Parallèlement, les obligations déclaratives poursuivent leur progression. Les déclarations de bénéficiaires effectifs augmentent de 7,5 %, les dépôts de comptes annuels de 8,8 % et les régularisations de 20,8 %, traduisant la poursuite des efforts de mise en conformité des entreprises.Les entreprises à mission continuent également leur développement avec une progression de 28,5 % sur un an, portée notamment par l'Île-de-France.
À l'heure où les intelligences artificielles s'imposent progressivement dans les décisions des entreprises, une question devient incontournable : sur quelles données ces systèmes s'appuient-ils réellement ?Pour répondre à cet enjeu, Infogreffe, Les Echos Le Parisien Services et OpinionWay organisent le 29 septembre 2026 une table ronde consacrée à la place de la donnée certifiée d'entreprise dans la construction d'une intelligence artificielle fiable, transparente et responsable.La confiance dans l'IA commence par la confiance dans la donnéeUne intelligence artificielle n'invente pas la vérité : elle analyse, croise et interprète les données qui lui sont fournies. La qualité de ses résultats dépend donc directement de la qualité des informations qui l'alimentent.À l'occasion de cet événement sera dévoilée une étude exclusive menée par OpinionWay pour Infogreffe, qui révèle que 82 % des dirigeants d'entreprises accordent leur confiance à la donnée certifiée d'entreprise.Cette confiance s'appuie sur les caractéristiques mêmes de cette donnée :
- issue de registres légaux ;
- contrôlée par les greffiers des tribunaux de commerce, tiers de confiance ;
- juridiquement opposable ;
- utilisée quotidiennement pour sécuriser les relations économiques et les décisions des entreprises.
À mesure que les usages de l'intelligence artificielle se développent, cette exigence de fiabilité devient un véritable enjeu stratégique.Une table ronde pour ouvrir le débatIntitulée « De la donnée certifiée d'entreprise… à l'IA certifiée : quand la donnée certifiée d'entreprise trace la voie d'une IA plus fiable et responsable », cette rencontre réunira experts, décideurs et acteurs de l'écosystème de la donnée et de l'intelligence artificielle.Animée par la journaliste Charlie Perreau, elle proposera d'explorer une question désormais essentielle :Peut-on faire confiance à une IA sans connaître la qualité des données qui la nourrissent ?Informations pratiques📅 Mardi 29 septembre 2026 à 18h15📍 Auditorium Les Echos – 10 boulevard de Grenelle, Paris 15e💻 Événement également accessible en direct à distanceLes places en présentiel étant limitées, l'inscription est obligatoire.Inscrivez-vous dès maintenant !
Paris, le 18 juin 2026 - Infogreffe poursuit l’élargissement de son offre autour des états d’endettement afin de répondre aux besoins croissants de sécurisation des transactions et d’analyse des risques.Désormais, il est possible de commander des états d’endettement concernant des personnes physiques non-commerçantes ou des entités morales non inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), y compris lorsqu’elles ne disposent pas d’un numéro SIREN. Infogreffe enrichit également son API des états d’endettement destinée notamment aux banques, compagnies d’assurance, études notariales et éditeurs de logiciels métier.Une avancée majeure pour les opérations juridiques et patrimoniales Jusqu’à présent, la consultation et la commande d’états d’endettement étaient limitées aux entreprises immatriculées ou identifiées via un numéro SIREN.Avec ce nouveau dispositif, les utilisateurs peuvent désormais effectuer une réquisition auprès des greffes pour obtenir des informations sur des personnes physiques ou morales non inscrites au RCS, y compris lorsqu’elles ne disposent pas d’un numéro SIREN. Cette évolution répond aux besoins concrets rencontrés dans de nombreuses opérations juridiques, patrimoniales ou financières, notamment dans les domaines :
- des ventes immobilières,
- des successions,
- des garanties et sûretés,
- des audits patrimoniaux,
- du financement et de l’assurance.
Pour les notaires en particulier, cet accès étendu permet de renforcer les vérifications préalables et de sécuriser davantage les actes impliquant des personnes physiques ou des structures non immatriculées.Une API des états d'endettement enrichie Infogreffe franchit une nouvelle étape avec l'enrichissement de son Web Service États d'endettement, déployé en deux temps. Dès le deuxième trimestre 2026, le service intègre de nouvelles catégories de sûretés mobilières : gages sans dépossession, gages des stocks, nantissements conventionnels de parts de sociétés civiles, SARL et SNC, et warrants agricoles. Au troisième trimestre 2026, le périmètre s'élargit au-delà des entreprises immatriculées au RCS pour couvrir l'ensemble des entités économiques non inscrites - associations, artisans, professions libérales et micro-entreprises - et s'enrichit de nouvelles catégories : hypothèques maritimes et fluviales, nantissements judiciaires, fonds agricole et artisanal, actes translatifs de propriété sur navires, saisies pénales de fonds de commerce.Études notariales, établissements bancaires, assureurs et éditeurs de logiciels spécialisés disposeront ainsi d'une vision consolidée de l'endettement de leurs contreparties, intégrable nativement dans leurs processus métiers, avec la sécurité juridique des données certifiées par les greffiers des tribunaux de commerce. Un seul document pour mesurer la situation financière d’une entreprise L’état d’endettement rassemble l’ensemble des inscriptions publiées au Registre des sûretés mobilières :
- nantissements, gages sans dépossession et privilèges,
- déclarations de créances en cas d’apport de fonds de commerce,
- inscriptions fiscales et sociales (Trésor, Sécurité sociale),
- contrats de location, opérations de crédit-bail, clauses de réserve de propriété,
- protêts, impayés et certificats de non-paiement,
- mesures d’inaliénabilité décidées par le tribunal en cas de procédure collective,
- warrants agricoles,
- hypothèques et saisies maritimes ou fluviales,
mais aussi, le cas échéant, les arrêtés d’insalubrité, de mise en sécurité ou d’insécurité portant sur un fonds de commerce à des fins d’hébergement.
Cet inventaire permet de mesurer la capacité réelle d’une entité à honorer ses engagements et d’identifier des signaux de fragilité souvent invisibles dans les comptes. Dans les opérations financières comme dans les transactions commerciales, l’état d’endettement est incontournable. Indicateur essentiel de la santé financière de l’entreprise, il constitue un réflexe dans les audits d’acquisition, les cessions de fonds de commerce ou les financements adossés à des garanties.
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